Un jeu de haut vol : Test de Darkwing Duck sur NES

Ce test a été réalisé par Pascal Mugen, créateur de www.RVLP.net. Un grand merci à lui !

« Dis c’n’est » qu’un jeu parmi les autres ?

C’est avec une certaine fébrilité que j’entame ce test, en effet c’est ma première incursion sur le site OldiesBoyBlog. Il semblerait qu’ici fruits secs et escargots aux raisins soient proscrits, cependant je n’ai rien vu contre les canards. J’ai pris la liberté de tester pour vous Darkwing Duck, aussi connu sous le sobriquet de Myster Mask dans nos contrées.

Pour les plus jeunes, Myster Mask est un dessin animé de chez Disney (composé de 91 épisodes – et le personnage principal est doublé par Gérard Hernandez, excusez du peu). Il parodie de façon assez évidente le justicier masqué Batman !

Il suffit avec le « blabla » juste pour meubler, mais si vous avez tenus jusqu’ici c’est que vous êtes un vrai passionné et comme moi vous serez rémunérés en visibilité, pardon je m’égare à nouveau…

C’est fort de ses succès que sont Chip & Dale, puis Duck Tales que l’alliance Capcom-Disney nous propose, à nouveau sur NES (et GameBoy) en 1992 l’adaptation télévisuelle de la série.

Mega Man ce n’est pas pour les canards

Premier constat, après avoir entendu le générique version 8 bit, c’est que la série Mega Man (du même éditeur) est passée par là ! En effet si vous êtes férus du Blue Bomber, vous trouverez très rapidement vos marques, le jeu est développé avec le moteur de Mega Man. Vous aurez donc le même game feeling, on aime ou pas, chacun est juge. Je trouve que la maniabilité demande une véritable rigueur à titre personnel

L’inspiration ne s’arrête pas là, vous avez directement le choix entre trois niveaux pour entamer votre périple. Une fois achevés vous débloquez trois nouveaux avant de terminer par le septième et dernier stage. Chacun de ses niveaux est gardé par un des boss du F.O.W.L (l’organisation secrète très méchante que combat Myster Mask) et pas toujours évident à vaincre.

En cas d’échec, vous disposez d’un checkpoint de mi-niveau et d’un face au boss pour ne pas se refaire toute la zone. Cependant si vous êtes mauvais, comme moi, vous verrez régulièrement l’écran de Game Over.

Ce n’est cependant pas vraiment punitif car vos niveaux achevés le restent et vous reprendrez au début le niveau en cours, de plus les « Continues » sont illimités !

Avec cette petite astuce, Capcom s’assure que si le joueur bute sur un niveau il puisse avoir une alternative afin de ne pas (trop) frustrer le bambin qui vient de réclamer 450Frcs à ses parents pour acheter son jeu chez Continent.

Cependant point de sauvegarde ni de mot de passe, il faut boucler le jeu en une session pour voir le générique de fin, et la seule chose que je peux vous dire est : bonne chance.

Un canard laquais !

Le jeu est ardu, vous disposez de 4 points de vies (chaque coup vous enlève ¼ de cœur) ! De nombreuses valises de régénération de santé sont disponible fort heureusement, plus rarement vous trouverez des poupées de Darkwing Duck (D.D, tiens comme DareDevil, clin d’œil clin d’œil) qui vous octroient une vie supplémentaire !

Cependant le jeu est TRÈS exigeant en termes de précision. Nombres de saut sont à réaliser au pixel près, et sont sanctionnés par la perte immédiate d’une vie en cas d’échec.

Les ennemis des premiers niveaux sont relativement basiques, ceux des stages plus avancés demandent des tirs beaucoup plus précis pour en venir à bout ! Vous aurez beau canarder la tortue, vous faut attendre qu’elle vous projette sa carapace pour lui caler un ou deux tirs dans le buffet.

Au fil des niveaux vous pourrez trouver des armes secondaires (tirs en diagonale, création de plateforme…), l’originalité est qu’elles partagent toutes les mêmes munitions, le GAZ, numéroté jusque 99, chaque tir vous enlève une quantité différente selon l’arme équipée (à noter que vous ne pouvez avoir qu’une seule arme secondaire, en ramasser une nouvelle vous dépossède de l’actuelle).

Comme des canards

Parlons un peu des aspects techniques, le jeu étant sorti en 1992, la Super NES était déjà commercialisée et la NES très bien maitrisée car en fin de vie ! Capcom nous a sorti un très joli jeu, avec une bande son honorable, mais au-delà de ça c’est le respect de l’univers qui mérite d’être souligné.

Chaque niveau possède ses adversaires et son environnement unique (Egouts, labo, forêt…) ce qui apporte un peu de fraicheur à chaque changement de stage !

Friand de son partenariat avec Disney, Darkwing Duck ne trahit pas ses prédécesseurs. Tout l’univers est là, bien retranscrit (même si j’aurais aimé une séquence avec la moto) c’est vraiment du très bon, la présence du F.O.W.L, Flagada Jones qui vous dépose dans les niveaux, les adversaires de la série…

En revanche côté durée de vie, il faut compter un bon 3h pour un run sans avoir fait le jeu récemment, beaucoup moins si on connait déjà les pièges et autres fourberies.

Enfin, si vous désirez acquérir le jeu original il faudra compter une trentaine d’euros pour le jeu en loose, et environ la centaine pour une version complète sur NES !

En noir et vert

Je me permets de glisser un petit paragraphe sur la version monochrome du justicier !

C’est (presque) exactement le même jeu, c’est assez impressionnant ! Il est un peu plus facile car la console ne peut pas afficher le même nombre d’adversaire à l’écran, cependant l’expérience est tout aussi satisfaisante, une sorte de doggybag de retrogaming !

L’avis de Pascal Mugen : Si le jeu ne casse pas trois pattes à un canard, il reste une bonne porte d’entrée pour les fans de la franchise ainsi que pour les adeptes de Mega Man

Apparté de Pedro : Un grand merci à Pascal Mugen de www.RVLP.net pour avoir contribué à faire grandir Oldies Boy Blog. N’hesitez SURTOUT PAS à aller faire un ch’ti tour sur son site, bourré de tests, dossiers, anecdotes et trivias en tout genres ! Aussi, si vous avez une GBA ou une Game Boy (Color) non modifiée ou toute pétée qui prend la poussière, sachez que Pascal Mugen réalise des remises à neuf de ces consoles et pose d’écrans rétroéclairés, et tout cela avec savoir-faire impeccable. (Et croyez moi, ça vaut son pesant de cacahuètes). Pour en savoir plus, rendez-vous sur le Twitter de Pascal Mugen

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